Publié le 01/09/2010
Stefan CSOSZ
www.olsenconseil.com

Après un coaching avec une équipe multiculturelle, je me suis rendu compte combien il était indispensable de clarifier mes intentions bien en amont de mon intervention.
Il existe dans ce domaine de nombreuses approches, mais en plus j’ai moi-même traversé de nombreuses cultures et pays. Il n’est pas si simple de faire le tri dans tous ses propres apprentissages culturels et d’accompagner une équipe sans avoir d’idées reçues. Contrairement aux apparences, mes origines culturelles multiples (austro-hongrois ayant vécu pendant plus de 20 ans en Allemagne), n’étaient pas toujours un atout. Au contraire si je ne faisais pas attention, mes observations des différentes expressions culturelles m’amenaient à des interprétations hâtives.
Publié le 28/06/2010
Pascal AUBRIT
pascal.aubrit@wanadoo.fr
Trois mois. Cela fait trois mois que j’essaie de pondre cet article.
Il s’agit d’un sujet qui me tient à cœur, j’ai beaucoup de choses à exprimer, trop peut-être. Et puis en cette fin de saison sportive, je n’ai pas beaucoup de temps, ni d’énergie. Mais quand j’en ai, je me mets face à mon clavier, demeure immobile et prostré pendant quelques minutes, puis décide finalement d’aller surfer sur internet ou d’écrire des mails. Echec total. La page reste vierge et ça n’est pas faute d’inspiration. J’ai le thème de mon article, je sais ce que je veux écrire, mais je n’écris pas.
Finalement, je décide de me faire coacher. Et ma coach semble dubitative lorsque je lui raconte ma page blanche.
« Mais en fait, de quoi voulez-vous parler dans cet article ? » Finit-elle par me demander après que je lui ai exposé toutes les bonnes raisons pour lesquelles je n’ai aucune bonne raison de ne pas écrire.
Publié le 27/06/2010
Stéphane KOVACS
Dans un article largement diffusé au mois de mai, Stéphane Kovacs partageait ses réflexions sur le concept de déconstruction : déconstruire serait comme donner la parole à des pensées ou des émotions silencieuses. Il nous en propose ici une illustration à travers le récit de l'accompagnement de Marc.
L’accompagnement de Marc a représenté douze séances étalées sur huit mois. Comme à l’habitude, j’ai terminé cet accompagnement par une dernière séance structurée selon une des pratiques narratives intitulée « conversation pour redevenir auteur » (1). Le thème de cette conversation est l’accompagnement de Marc alors qu’il parvient donc à sa fin.
Lors de cet interview je prends bien soin de noter telles qu’il les a formulé les réponses du sujet. Je lui soumets ensuite son témoignage écrit pour relecture et corrections éventuelles et lui demande s’il m’autorise à l’utiliser pour d’autres accompagnements ou pour décrire les bénéfices que d’autres pourraient en retirer.
Publié le 31/05/2010
Karim HILEM
www.karimhilem.fr
Le soleil arbore un sourire estival tandis qu’elle affiche une mine détendue.
Marchant dans les rues de Paris, un sandwich à la main, Hortense semble flâner. Sa robe noir et blanche, légère, offre aux passants un décolleté affriolant et des épaules délicieusement brunies par les caresses des rayons d’or. Sa chevelure soyeuse et ambrée offerte au vent, scintille de mille éclats. On la prendrait volontiers pour une touriste. Pourtant, comme à son accoutumée, en cette saison, elle profite de sa pause déjeuner pour se promener dans la capitale. Tantôt ce sont les vitrines des magasins qui recueillent ses faveurs, tantôt se sont les parcs et jardins publiques. Ce temps hors du bureau est toujours propice à des instants d’évasion. Il n’est pas rare qu’elle s’attarde dans une boutique pour scruter dans le détail un objet. Non pour ce qu’il est mais davantage pour ce qu’il symbolise. Il en va ainsi d’une œuvre artistique, d’un article de décoration aussi bien que d’un simple vêtement. Elle en imagine alors l’histoire. Elle remonte le temps et essaie de deviner, de comprendre le processus créatif qui lui a donné le jour. Lorsqu’elle s’attarde dans les espaces publiques, elle contemple et observe les gens, tout autant que la faune et la flore. Elle s’amuse à se glisser dans la vie des autres.
Publié le 26/04/2010
Karim HILEM
www.karimhilem.fr
Lorsque Belame ouvrit la porte de son cabinet, son attention fut attirée par le contraste entre la maturité du visage qu’il découvrait et la tenue vestimentaire de la personne qui le portait. Néanmoins c’est un « Bonjour » accompagné d’un sourire et d’une main chaleureuse qu’il offrit à son visiteur. Il l’invita à s’installer dans la petite salle où règnent une petite table ronde et une crédence ornée d’un grand miroir. La blancheur des murs colore la pièce d’une calme atmosphère. Seules deux grandes œuvres accrochées proposent une distraction aux yeux des occupants. Tandis que les deux hommes s’installaient autour de la table circulaire, les deux magnifiques photocompositions d’un ami, artiste, à l’avenir aussi radieux que le soleil inondant la capitale en ce printemps, happaient le regard du visiteur.
- Cela représente quoi ? Demanda t-il à Belame ?
- Je ne peux que vous dire ce que cela représente à mes yeux, j’ignore ce que cela représente aux vôtres, répondit Belame avec un petit air mystérieux.
Publié le 24/04/2010
Yvette BOISSON
2ème partie et fin
Je me propose maintenant de vous raconter brièvement l’histoire de Luis et de partager avec vous son témoignage. Cet exemple illustre bien comment, le coaching adossé à un accompagnement social, offre à l’usager les moyens de changer ; changer sa manière d’être au monde et sa perception du monde. Il offre au travailleur social le sentiment d’être allé au bout de sa mission et lui permet de retrouver un épanouissement dans l’exercice de sa profession.
Luis est né au Portugal il y a 39 ans, d’abord élevé par ses grands parents c’est à 7 ans qu’il vient rejoindre ses parents .Ceux ci étaient venus travailler en France. Luis connaitra, alors la maltraitance et la violence du père : une personnalité autoritaire et alcoolique.
Publié le 29/03/2010
Par Yvette Boisson
1ère partie
Parmi les motivations qui poussent certaines personnes à exercer le métier de travailleur social, outre des raisons répondant à un engagement militant ou humanitaire, l'une, qui me semble saillante, c'est aider l'individu à devenir autonome.
Pour ma part j'ai toujours partagé cette motivation, mais après une trentaine d'années d'exercice du métier d'assistante sociale, cette motivation s'était bien émoussée. Pour lutter contre cette lassitude qui s'installe, j'ai choisi de travailler avec différents publics : d'abord des personnes seules, appelées à l'époque « les routards »,le RMI ne les fixait pas encore à un département. Puis, je me suis tournée du coté de la prise en charge des toxicomanes. Et enfin j'étais chargée de l'accompagnement des familles en situation d'exclusion. Mais, la diversité des publics aidés, les différentes formations suivies (liées à des problématiques spécifiques telles que alcoolisme, violences conjugales, prostitution...), des séances de su-pervision et d’analyse de la pratique n'ont pas suffit à me redynamiser et me redonner l'énergie nécessaire pour écouter la souffrance de l'autre et l'aider à la dépasser. C'est alors que j'ai rencontré le coaching : et pourquoi ne pas apporter à ceux qui ont déjà le moins, un accompagnement de qualité, réservé jusque là à une élite ?
Publié le 28/03/2010
Par Karim Hilem
www.karimhilem.fr
Les prémisses de la douce saison s’invitent à travers la fenêtre entre-ouverte. Des effluves de printemps inondent le bureau de Belame Di Concerto. L’hiver, dit-on, est particulièrement long cette année. Belame quant à lui se réjouit de constater que l’ordre naturel des saisons n’a pas totalement disparu, malgré les discours très alarmistes des uns et le déni total des autres. Ainsi en est-il des idées comme des choses. La simplicité apparente dissimule une complexité aux ramifications infinies, pense t-il dans le silence matinal.
Feuilletant une revue professionnelle consacrée au monde de l’entreprise, le corps caché derrière un costume bleu nuit, Belame s’informe. Au fur et à mesure de sa lecture, il se détend sous l’éclat blanc cotonneux de sa chemise. Soudain, au détour d’une page, ses yeux se posent sur l’accroche d’un article : « Aimez vos clients ! ». Il pose la revue, se lève et se fige face à la baie vitrée. Tandis que son regard se perd sur l’horizon, lui se retrouve quelques semaines plus tôt. Une grande expiration vide ses poumons de l’air saturé. Il se saisit de son journal, le parcourt. Un sourire timide se dessine sur ses lèvres lorsque ces yeux tombent sur la page à laquelle il avait confié ce qu’il pense et ressent à l’endroit de ses clients. Il avait déposé les mots bien à l’abri, dans son journal gardien impartial et silencieux de ses états, un matin d’hiver.
Publié le 28/03/2010
Pascal Aubrit
3ème épisode : le non savoir
Poursuivant leurs échanges, le coach et le maître d’armes décident de se rencontrer cette fois en terrain neutre autour d’un café. Arrivé sur place le premier, le coach repense aux deux premiers entretiens et aux nombreux parallèles entre leurs deux métiers. Lorsque le maître d’armes le rejoint à sa table, une première question lui brûle déjà les lèvres :
« Il y a quelque chose que je veux évoquer avec vous depuis la dernière fois, c’est la place du non savoir. En coaching, nous pensons que pour aider au mieux notre client, il est préférable de ne pas tout savoir, ni tout comprendre de sa situation. D’abord parce que nous ne pouvons pas tout savoir, étant donné la variété des activités de nos clients, mais aussi et surtout parce qu’en sachant trop, nous serions tentés de donner nos solutions et de les substituer à celles du client.